Afrique de l’Est

L’Afrique de l’Est renferme certaines des plus grandes masses d’eau douce de la planète, mais les ressources en eau de la région sont trop souvent mal réparties ou insuffisamment gérées, ce qui se traduit par des inondations, des sécheresses et une insécurité alimentaire Cette année, CIWA a réaffirmé sa volonté de s’engager durablement dans le bassin du Nil en lançant un nouveau projet axé sur le renforcement de la résilience face au climat. Le programme s’est par ailleurs développé pour fournir une aide indispensable à la gestion des risques d’inondation au Soudan et pour tirer parti des partenariats renforcés dans la région des Grands Lacs afin de remédier aux problèmes liés à la qualité de l’eau dans le lac Victoria.  

Soutien durable

BASSIN DU NIL

Coopération à l’appui de résultats dans le bassin du Nil (NCORE)

Contexte

Les eaux du Nil sont essentielles à la vie économique de plus de 200 millions de personnes d’Afrique de l’Est qui vivent dans le bassin du plus long fleuve du monde. L’engagement à long terme de CIWA dans la région se traduit par de nombreuses initiatives destinées à soutenir les accords de coopération entre les pays et créer l’espace requis pour les échanges entre les parties prenantes et leur mobilisation. Le soutien de CIWA aux onze pays riverains contribue non seulement au développement de la région, mais aussi à réduire les tensions et éviter les conflits et montre clairement l’importance de la coopération transfrontalière autour des ressources en eau. Lorsque ce projet s’est terminé, CIWA a renouvelé sa volonté de s’engager durablement dans le bassin en lançant un nouveau projet axé sur le renforcement de la résilience climatique.  

  • Année de démarrage : 2012
  • Partenaire(s) clé(s) : Initiative du bassin du Nil (IBN)

Objectifs et principaux points

CIWA a pu, grâce au projet de coopération à l’appui de résultats dans le bassin du Nil (NCORE) contribuer à faire de l’Initiative du bassin du Nil (IBN) une institution régionale qui fournit des services de conseil, d’analyse et d’assistance technique à ses pays membres afin de promouvoir la gestion et la mise en valeur concertées des ressources en eau. Ce projet a aidé l’IBN à instaurer un climat de confiance et de coopération, à donner aux États membres les moyens de gérer et de mettre en valeur les eaux transfrontalières et à affiner les approches adoptées pour traiter de questions transversales telles que la parité femmes-hommes. Le projet NCORE a permis à CIWA d’influer sur sept investissements qui ont été mobilisés. Ces investissements, estimés à 648 millions de dollars, devraient bénéficier à plus de 2,1 millions de personnes. CIWA a par ailleurs directement appuyé la préparation ou la réalisation d’études majeures par l’IBN, qui ont permis de positionner 14 nouveaux investissements potentiels.

Le renforcement institutionnel de l’IBN a été réalisé également au profit de ses parties prenantes. Il a principalement permis d’institutionnaliser la sécurité des barrages aux niveaux national et régional et les formations en ce domaine, de renforcer les systèmes d’alerte précoce en cas d’inondation et d’apporter un soutien important au ministère de l’Eau du Soudan du Sud après l’accession du pays à l’indépendance. Les outils et les données hydrométéorologiques concernant le bassin du Nil ont été diffusés auprès du public et les organisations de la société civile liées à l’eau ont été associées aux décisions communautaires concernant les ressources en eau.

Coopération pour la résilience climatique dans le bassin du Nil

Contexte

Le nouveau projet de coopération pour la résilience climatique dans le bassin du Nil (NCCR), lancé en 2021, vise à accroître la résilience face à l’insécurité hydrique et à transformer les infrastructures de gestion de l’eau face aux effets de plus en plus prononcés du changement climatique dans le bassin du Nil.

  • Année de démarrage : 2021
  • Partenaire(s) clé(s) : Commission du bassin du lac Victoria (LVBC), Initiative du bassin du Nil (IBN), Discours du bassin du Nil (NBD)

Objectifs et principaux points

Le projet de coopération du Nil pour la résilience (NCCR) a été conçu compte tenu des nombreux enseignements tirés du projet NCORE : intensification des partenariats stratégiques, comblement des lacunes des stratégies et des informations relatives à la qualité de l’eau, hiérarchisation des investissements à l’échelle régionale, réexamen des stratégies en matière de parité femmes-hommes et d’inclusion sociale, et renforcement des moyens permettant d’atténuer les chocs climatiques à l’échelle régionale, car le changement climatique est un facteur déterminant des problèmes de développement liés aux inondations, aux sécheresses, à la pollution, à la dégradation des sols et à l’insécurité dans le domaine de l’eau en général.

Participation de la société civile au renforcement de la résilience face au climat et dans le domaine social

Contexte

Il est essentiel de mettre en relation les gouvernements nationaux et les acteurs régionaux avec les communautés locales pour garantir l’inclusion et l’équité au niveau de la gestion et de la mise en valeur concertées des ressources en eau. L’étendue du bassin du Nil, la diversité de ses cultures, de ses langues et de ses intérêts imposent de réfléchir soigneusement à la conception et à la mise en œuvre des actions de sensibilisation et de soutien à la société civile.

  • Année de démarrage : 2014
  • Partenaire(s) clé(s) : Discours du bassin du Nil (NBD)

Objectifs et principaux points

CIWA soutient le Discours du bassin du Nil (NBD) depuis huit ans. Le réseau qui regroupe plus de 600 organisations de la société civile (OSC) des États du bassin du Nil donne aux citoyens la possibilité de discuter et de défendre leurs intérêts, de participer à des actions de plaidoyer et à la prestation de services, et de renforcer leurs compétences et leur implication dans la coopération transfrontalière. Le projet a donné aux populations locales les moyens de prendre part à des activités de coopération transfrontalières. Il a également permis au NBD de réaliser des progrès considérables en matière de communication et de sensibilisation auprès des membres de son réseau. Le NBD a impliqué de nombreuses parties prenantes dans la préparation des projets au fil des ans, contribuant ainsi à une forte participation des citoyens à la gestion des ressources en eau transfrontalières.

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QUALITÉ DE L’EAU DES GRANDS LACS

Contexte

Le bassin du lac Victoria, en Afrique de l’Est, se caractérise par une pauvreté généralisée, par l’importance revêtue par les ressources naturelles pour les moyens de subsistance et par une forte densité de population qui accroît les pressions sur les terres, les forêts, les bassins versants et le lac lui-même. Onze pays, dont huit pays enclavés, dépendent des Grands Lacs pour leur sécurité alimentaire, leurs moyens de subsistance et leur stabilité. La gestion des lacs et la qualité de l’eau jouent de ce fait un rôle déterminant pour les activités socio-économiques de la région.  

  • Année de démarrage : 2020
  • Partenaire(s) clé(s) : Initiative du bassin du Nil (IBN), Commission du bassin du lac Victoria (LVBC)

Objectifs et principaux points

La coopération technique sur la qualité de l’eau dans les Grands Lacs, qui s’est achevée en 2021, a permis de réduire la dégradation de l’environnement dans le bassin du lac Victoria. Elle s’est appuyée sur les actions menées pendant plus de deux décennies par la Banque mondiale dans le cadre de la série de projets de gestion de l’environnement du lac Victoria (LVEMP). Cette initiative a permis de définir les domaines prioritaires dans lesquels la Banque pourrait intervenir à l’avenir et a contribué à la conservation des zones humides, à la réduction des déchets humains et industriels et des toxines dans les lacs, ainsi qu’à la promotion de l’agriculture durable en favorisant l’agriculture biologique pour renforcer la biodiversité dans les champs, la flore et la faune.

RÉSILIENCE FACE AUX INONDATIONS ET GESTION DES RESSOURCES EN EAU AU SOUDAN

Contexte

Malgré un climat aride et semi-aride, le Soudan est vulnérable aux inondations catastrophiques du Nil. Ces dernières touchent en moyenne 200 000 personnes chaque année, ravagent les cultures et les terres arables, intensifient les risques d’insécurité alimentaire à long terme, favorisent la propagation des maladies et perturbent les transports, les marchés et la prestation des services de base.  

  • Année de démarrage : 2021
  • Partenaire(s) clé(s) : Initiative du bassin du Nil (IBN)

Objectifs et principaux points

Bien que le projet de résilience face aux inondations et de gestion des ressources en eau au Soudan soit actuellement suspendu en raison de la situation politique du pays, il fait partie d’un investissement plus vaste de la Banque mondiale (IDA) : le projet de gestion intégrée de l’eau au Soudan. Ce projet s’appuiera sur les progrès enregistrés au niveau régional en matière de prévision des inondations et de sécurité des barrages dans le cadre du projet NCORE. Il soutiendra par ailleurs les activités visant à renforcer les capacités de prévision et d’alerte précoce, à améliorer la sécurité des barrages et des autres équipements de gestion des inondations ainsi qu’à renforcer les capacités institutionnelles.

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