AFRIQUE OCCIDENTALE ET CENTRALE

Projets de collaboration de longue durée

BASSIN DU NIGER

Contexte

  • Année de démarrage : 2015
  • Principal partenaire : Autorité du bassin du Niger (ABN)

Le bassin du Niger s’étend sur neuf pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigéria et Tchad) dont sept figurent sur la Liste des pays en situation de fragilité ou de conflit (FCS) établie par la Banque mondiale pour l’exercice 21.

La population du bassin est très vulnérable : 70 % de ses 130 millions d’habitants vivent dans des zones rurales et souffrent d’insécurité alimentaire par suite de l’extrême variabilité du climat et des précipitations.

Objectifs et principaux points

Le projet de gestion du bassin du fleuve Niger a renforcé le cadre institutionnel de la coopération régionale en développant les systèmes institutionnels et organisationnels de l’ABN au moyen d’analyses institutionnelles et d’un exercice d’autoévaluation participative. En 2008, les États membres de l’ABN ont signé une Charte de l’eau, donnant valeur juridique à la Déclaration de Paris de 2004, qui a codifié le rôle de l’ABN dans la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) du fleuve Niger.

L’assistance apportée par le projet à l’observatoire de données de l’ABN et au système d’appui à la décision a permis d’établir la base de systèmes d’information élargis. L’amélioration et l’enrichissement des informations ont donné à l’ABN les moyens d’optimiser les investissements dans les grands barrages du bassin du Niger, les modèles hydrologiques utilisés dans le cadre d’activités de planification et de gestion des infrastructures fondées sur des données probantes et les systèmes de prévision des inondations (comme la prévision des inondations en Guinée). Le modèle du delta intérieur du fleuve Niger a été établi dans le cadre de ce projet afin de déterminer de quelle manière les services des écosystèmes des zones humides réagissent aux différents schémas d’écoulement. 

Le plan d’investissement pour la résilience climatique du bassin du fleuve Niger, financé par CIWA et mis au point par les pays du bassin du Niger a permis de mobiliser et de coordonner des investissements visant à renforcer la résilience au changement climatique. CIWA a collaboré directement avec quelques pays du bassin dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’investissement pour la résilience climatique du bassin du fleuve Niger afin de préciser la mesure dans laquelle les pays dépendent du fleuve partagé et la manière dont les investissements nationaux peuvent avoir des effets positifs au niveau régional.

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BASSIN DE LA VOLTA

Contexte

  • Année de démarrage : 2015
  • Principal partenaire : Autorité du bassin de la Volta (ABV)

Le bassin de la Volta s’étend dans six pays riverains d’Afrique occidentale : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, et Togo. La majeure partie du bassin se trouve au Burkina Faso (43 %) et au Ghana (42 %). Le bassin de la Volta, comme de nombreux bassins du continent, doit s’employer à concilier la préservation de ses ressources naturelles et les possibilités de développement.

Objectifs et principaux points

Le programme du bassin de la Volta a contribué à renforcer les capacités de gestion des ressources en eau transfrontière de l’Autorité du bassin de la Volta. Le Conseil des ministres a approuvé la Charte de l’eau du bassin de la Volta en mai 2019. L’ABV a participé au renforcement des capacités de 200 organisations de la société civile dans les six pays et accordé des dons de faible montant au titre de projets axés sur la foresterie, la biodiversité et d’autres sciences environnementales.

L’Autorité a contribué à renforcer la capacité des institutions nationales à mettre en œuvre durablement le plan d’action stratégique en facilitant le dialogue, la communication et le suivi des projets. Le projet a aidé à mettre au point la version définitive de la stratégie et du plan de communication de l’ABV en consultant 500 parties prenantes, dont des organisations de la société civile représentant les intérêts des femmes. La mise en œuvre du projet a permis de sensibiliser les acteurs locaux grâce à la poursuite d’actions de proximité ou d’émissions radiodiffusées dans les zones rurales.

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Collaborations stratégiques

LAKE CHAD

Contexte

  • Année de démarrage : 2013
  • Principal partenaire : Commission du bassin du lac Tchad (CBLT)

Le lac Tchad alimente en eau les quelques 30 millions d’habitants des quatre pays riverains — le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad —, et revêt donc un intérêt stratégique pour la région. Le bassin affiche l’un des taux les plus élevés d’extrême pauvreté au monde et est le théâtre de conflits prolongés et intenses.

Objectifs et principaux points

Le projet de dialogue sur l’action à mener dans le bassin du lac Tchad a soutenu l’actualisation d’un modèle des eaux souterraines à l’échelle du bassin en examinant les données initiales et récentes et en analysant ce que l’on sait actuellement du bassin. Cette analyse des eaux souterraines a permis d’élaborer un modèle conceptuel des eaux souterraines à l’échelle du bassin et de mettre au point des modèles numériques préliminaires des eaux souterraines dans les sous-bassins de Komadougu-Yobe et Chari-Logone. Elle a également donné lieu à la formulation de recommandations concernant les futures activités de modélisation. La CBLT dispose maintenant d’une plateforme de surveillance des eaux de surface par télédétection, qui lui permet d’établir des données de référence sur les eaux de surface.

Le projet a également donné lieu à l’élaboration d’un plan d’action pour le développement et l’adaptation au changement climatique du bassin du lac Tchad. Il a contribué à renforcer les capacités de la Commission du bassin du lac Tchad concernant la collecte des données, le partage d’informations et la réalisation d’analyses utiles à la gouvernance des ressources naturelles communes du bassin.

La réserve de projets du Plan d’action décennal multisectoriel de la CBLT pour la mise en valeur et la résilience climatique du lac Tchad comprend des investissements de plus d’un milliard de dollars dans sept domaines d’intervention prioritaires. Le soutien de CIWA a permis à la CBLT d’obtenir des financements de la Banque mondiale et d’autres partenaires pour de nombreux nouveaux projets, notamment le projet de relance et de développement de la région du lac Tchad récemment approuvé pour un montant de 170 millions de dollars.

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AMÉLIORER LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU DANS LE SAHEL CENTRAL ET DANS LE SAHEL OCCIDENTAL

Contexte

  • Année de démarrage : 2019
  • Principal partenaire : Organisations de gestion des ressources en eau

Le Sahel est l’une des régions les plus pauvres du monde. Les bassins fluviaux les plus importants de la région (notamment le Niger, le Sénégal, et la Volta) sont partagés par certains pays qui ne font pas partie de la zone écoclimatique du Sahel (comme la Côte d’Ivoire, le Ghana et la Guinée).

Objectifs et principaux points

Deux initiatives de CIWA sont actuellement mises en œuvre dans le Sahel central et le Sahel occidental. Il s’agit premièrement de l’initiative de promotion des savoirs pour le Sahel occidental et le Sahel central, dont l’objectif sera de faciliter l’instauration d’un dialogue avec les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) en vue d’élaborer une approche pragmatique et de recenser les interventions pouvant soutenir les efforts déployés par la région pour la gestion et l’exploitation durables des ressources en eau transfrontalières et de poser les bases nécessaires au développement socioéconomique régional.

Deuxièmement, l’initiative sur les eaux souterraines au Sahel qui renforcera les bases nécessaires pour l’amélioration des informations disponibles sur les eaux souterraines dans le Sahel occidental et de renforcer les capacités de gestion de ces dernières. Le projet d’analyse et d’assistance technique visera à obtenir les trois résultats suivants : i) offre de solutions (notamment concernant la question de parité femmes-hommes) permettant d’éliminer les obstacles et les limites à l’utilisation des eaux souterraines pour la petite irrigation, ii) détermination des capacités d’évaluation et d’exploration des eaux souterraines dans le Sahel occidental ; et iii) facilitation de la coopération régionale pour permettre aux hommes et aux femmes d’acquérir des compétences spécialisées concernant les eaux souterraines au Sahel.

L’initiative appuie les efforts déployés par le Ghana, le Burkina Faso, le Niger, le Nigéria et la Côte d’Ivoire pour assurer la collecte et l’analyse des informations disponibles sur la gestion des ressources en eau, déterminer les lacunes les plus graves et prendre des mesures pour y remédier.

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