CORNE DE L’AFRIQUE

La Corne de l’Afrique est en proie à des épisodes de sécheresse de plus en plus intenses et fréquents, qui poussent les populations locales à se déplacer régulièrement dans leur pays et au-delà pour trouver des points d’eau. CIWA joue un rôle de premier plan pour aider les pays de la Corne de l’Afrique à mieux exploiter les eaux souterraines et pour approfondir les connaissances et la planification régionales en la matière, ainsi que pour renforcer la résilience des institutions face aux chocs liés au changement climatique. Il a en outre soutenu les efforts déployés par la Somalie pour renforcer ses capacités en favorisant les échanges transfrontaliers, l’instauration de relations de confiance et l’échange d’informations.

Appui stratégique

INITIATIVE POUR LES EAUX SOUTERRAINES DE LA CORNE DE L’AFRIQUE

Contexte

Trente pour cent de la population de la Corne de l’Afrique vit sur des terres arides et semi-arides. L’eau, dans cette région, provient principalement des nappes phréatiques. Ces dernières sont les plus à même de garantir la sécurité hydrique et de produire des avantages socio-économiques. Cette région doit faire face à des périodes de sécheresse de plus en plus longues, à des épisodes de sécheresse catastrophiques et intenses et à une variabilité de plus en plus importante de la durée de la saison des pluies.

  • Année de démarrage : 2019
  • Partenaire(s) clé(s) : Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) pour Djibouti, l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda, la Somalie, le Soudan et le Soudan du Sud

Objectifs et principaux points

L’initiative régionale pour les eaux souterraines de la Corne de l’Afrique contribue à renforcer la coopération et les capacités régionales pour la mise en valeur et la gestion des eaux souterraines et à élargir la base de connaissances sur les ressources en eaux souterraines Le projet a permis d’enrichir les connaissances sur les eaux souterraines, notamment en déterminant la disponibilité des eaux de surface, la variabilité de l’eau et la reconstitution naturelle des eaux souterraines peu profondes, et d’évaluer la faisabilité des investissements envisagés.  

Une nouvelle étude analyse la fragilité et la coopération dans le domaine de l’eau au niveau local dans la Corne de l’Afrique   

Les populations de la Corne de l’Afrique restent exposées à des problématiques nombreuses et complexes. Le changement climatique et les conflits auxquels la région est confrontée compliquent sa capacité à assurer la sécurité hydrique et la gouvernance dans ce domaine. CIWA a chargé l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) d’examiner les liens entre la fragilité et la coopération au niveau local dans le domaine des eaux transfrontalières, afin de mieux comprendre les défis multidimensionnels à relever dans ce domaine. Un atelier virtuel de deux heures, organisé par le SIPRI et le CIWA le 2 septembre 2021, a permis de choisir, parmi les six communautés et sources d’eau transfrontalières proposées, celles sur lesquelles devra porter l’étude. Des représentants de SIPRI et des spécialistes de la Banque mondiale dans le domaine de l’eau, de l’agriculture et de la fragilité, des conflits et de la violence ont participé à l’atelier.   Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) to examine the intersections between fragility and transboundary water cooperation at the local level. And to decide on which transboundary water sources the study will focus, SIPRI and CIWA conducted a two-hour virtual workshop on September 2, 2021, to present six potential communities and transboundary water sources. Workshop participants featured SIPRI representatives; World Bank water specialists; agriculture specialists; and fragility, conflict, and violence experts. 

La décision a été prise, après analyse des six propositions et compte tenu des contributions des participants à l’atelier, de concentrer l’étude sur les communautés vivant à proximité des sources d’eau transfrontalières suivantes :   

  • Le bassin de Sio-Malaba-Malakisi (sous-bassin du Nil) partagé par le Kenya et l’Ouganda.
  • La rivière Dawa (bassin du Jubba et du Chénéli) et l’aquifère de Dawa partagés par l’Éthiopie, le Kenya et la Somalie.   
  • L’aquifère de Bahr el Ghazal (sous-bassin du Nil) et le bassin de Baggara, partagés par le Soudan du Sud et le Soudan.

Le Dr Kyungmee Kimchercheur au SIPRI, a dirigé cette étude aux côtés de ses collègues du SIPRI, Emilie Broek, Elizabeth Smith et David Michel. Le rapport final a été publié en novembre 2021.   

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GESTION DES RESSOURCES EN EAUX TRANSFRONTIÈRES EN SOMALIE  

Contexte

La mise en œuvre soutenue des réformes a permis à la Somalie de franchir la première étape pour obtenir un allègement de sa dette et de renouer pleinement avec la communauté internationale en mars 2020. Le rétablissement du pays est toutefois compromis par une situation politique encore incertaine et par sa vulnérabilité à des chocs comme les catastrophes climatiques, les invasions de criquets et les inondations. La Somalie possède le plus long littoral d’Afrique continentale et compte 15 millions d’habitants. Environ 60 % de la Somalie a un climat aride ou semi-aride ; les ressources en eau sont inégalement réparties sur le territoire et ne sont disponibles que de manière irrégulière. Les rivières Chébéli et Jubba sont des sources d’eau essentielles pour les êtres humains, le bétail et l’irrigation.

  • Année de démarrage : 2018
  • Partenaire(s) clé(s) : Somalie

Objectifs et principaux points

L’initiative de coopération technique menée en Somalie, qui a pris fin en juin 2021, a soutenu les efforts déployés par le pays pour renforcer ses capacités grâce à des échanges transfrontaliers, l’instauration d’un climat de confiance et l’échange d’informations. Ces mesures lui ont permis de formuler des solutions de mise en valeur des ressources en eau dans les bassins de Jubba et de Chébéli, de concevoir son programme transfrontalier et de poursuivre ces échanges. Cette initiative a soutenu la mise en place d’une formation portant sur la modélisation des ressources en eau, la formulation d’une stratégie nationale de l’eau et l’accroissement des données sur les débits des cours d’eau et des données régionales enregistrées sur le cloud.

CIWA a aidé la Somalie à élaborer un cadre permettant de présenter et de discuter des principaux problèmes et priorités du secteur avec ses partenaires de développement, et a donné aux spécialistes somaliens du secteur de l’eau les moyens de faire valoir leurs priorités dans un contexte où la définition des programmes et leur mise en œuvre sont généralement la prérogative des agences internationales et des ONG.

CIWA a soutenu l’élaboration d’un modèle de ressources en eau dans le but de renforcer les capacités des institutions opérant dans le secteur et de former certains hydrogéologues à la modélisation des ressources en eau. Le programme CIWA a assuré à douzaine d’hydrologues somaliens une formation portant sur le modèle des débits des rivières Chébéli et Jubba pour leur permettre de mieux visualiser les fluctuations de ces débits dans le temps.

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